dimanche 2 mai 2021

 

L’ÂME SOEUR

Je te cherche, je t’attends, je t’espère,

Toi qui peux me comprendre,

Me soutenir, m’aider, me rendre légère.

Qui est là pour m’épauler, m’apprendre.

 

Il est dit que l’âme sœur existe, quelque part

Je pensais l’avoir trouvé, émerveillée,

Mais j’ai trouvé un ami, un amant, un rempart

J’ai eu la protection, le mari, le père, le conseillé.

 

Tout pour être heureuse en somme,

Mais j’ai trouvé un ami sans  écoute,

Un rempart, du coup non autonome,

Une protection  qui  verrouille.

 

Je me suis retrouvée isolée,

A m’oublier pour le bien de l’autre,

Je me suis noyée, me suis dissociée,

Prisonnière en son royaume.

 

Où es tu mon âme sœur ?

Celui que je pourrais comprendre,

Soutenir, aider, élever en douceur,

Epauler, aimer tout simplement.

 

Hélène Blanc, 03/05/21

 

 

 

 

 

 

jeudi 29 avril 2021

 LA BALEINE


J’étais échouée sur le rivage

Telle une énorme baleine

La tristesse inscrite sur mon visage

Recroquevillée  sur moi-même

 La vie avait perdu de son goût,

Ma féminité s’était envolée

Je dépérissais, noyée dans le dégoût

De moi, des autres … isolée.

 

Et tu m’as fait un signe,

Tu as posé tes yeux sur moi,

Tu ne cherchais qu’un swing

Une aventure sans émoi.

 J’ai levé la tête, t’ai vu sur mon rivage

Chaud et doux comme le sable.

Totalement offert à mon regard

A mon bon vouloir, merveilleusement baisable.

 

Ton regard m’a éveillée,

Mes mains t’ont caressé

Ta  peau si douce, échauffée.

Ce beau corps, étalé, libéré.

 Ton parfum m’a titillé, attirée,

Je t’ai senti de haut en bas,

Odeur envoutante,  captivante, satinée

M’emportant dans nos ébats

 J’ai glissé le long de ton corps chaud

Délivrant baissés et caresses.

Tu m’as hissé vers le haut

M’emportant dans un océan de tendresse

 

Grâce à toi j’ai redécouvert le plaisir

L’envie de plaire, ma féminité

Tu repars dans ta vie, tes loisirs,

Moi, je vogue, nage en toute liberté.


Hélène B. 30/04/21




mardi 23 février 2021

 

LE  BAROMETRE

Quel est ce monde qui nous entoure ?

Ou l’individu dans la foule est solitude ?

Ou l’envie du gain et de la gloire est servitude ?

Ou l’on s’oublie sous le bruit de la foule, de son tambour ?

 

Nous exploitons notre planète,

Avant même le milieu d’année,

Nos ressources sont obsolètes,

Et nous continuons de planer.

 

Pauvre êtres que nous sommes,

Incapable de se satisfaire de ce que nous avons

Toujours à chercher plus, à avoir la somme

Pour acheter ci ou ça, à prendre l’avion

 

Pourquoi n’admirons nous pas ce qui est sous nos yeux ?

Les amis  qui sont là et nous entourent

Les paysages, certes familiers, mais si merveilleux

Rester et admirer les alentours.

 

L’herbe n’est pas toujours plus verte au loin

Les hommes ne sont guères différents

Et notre quête, notre mal-être, nos besoins

Restent identiques, à nous même inhérents

 

Commençons à chercher en nous même

Au plus profond de notre être

Les réponses à nos questions, à nos dilemmes

Que notre moi soi notre baromètre

                               

                                          Hélène, 22/02/21

 

 

 

 

 

 

mercredi 10 février 2021

 La vie en ce moment est un peu compliquée et bien remplie et je ne prends pas le temps d'écrire. 

Voici mon dernier poème pour ceux qui passent encore par ici. N'hésitez pas à me laisser un petit mot, cela me ferait très plaisir.


DESABUSEE 

J’en ai marre d’être celle

Qui écoute, qui rassure,

Celle qui détient l’étincelle

Qui amène à elle les cassures.

 

J’en ai marre que l’on me néglige

Que l’on me croit sereine et forte

Aussi grande et secrète qu’une église

Sans jamais besoin de réconfort

 

Je suis celle qui s’organise

Celle dont la parole vaut action

Celle que l’on pénalise

Sans penser aux réactions

 

Car pour vous écouter, vous soutenir,

J’ai refait mon emploi du temps

Renoncer à des souvenirs,

Des moments importants.

 

Pour vous, j’ai pris de mon temps,

J’ai pris de moi-même

Car vous m’êtes important

Pour vous en est-il de même ?

 

Car vous me posez des lapins.

Et oui elle sera toujours là demain…

Et c’est vrai j’y suis

Et pour vous c’est gratuit

 

Mais pour moi l’addition est lourde

Mes enfants sont lésés dans leurs activités

Un problème à résoudre

Pendant que toi tu jouies des festivités.

 

Pourquoi ne puis-je être aussi égoïste

Centrée sur moi-même

Comme la majorité populiste

Et ce sans aucun dilemme !

 

Suis-je la seule à penser

Prévenir si je ne peux pas venir

A honorer mes engagements pris

A être consciente d’être entourée ?

 

Peut-on ne penser qu’à soi ?

Peut-on oublier les autres ?

Peut-on tracer son chemin droit ?

En poussant sur le côté les autres ?

 

Je pensais l’être humain sociable

Attentif à lui-même mais pas seulement

Je le pensais soucieux et aimable

Envers son prochain, honnête justement.

Je le vois égoïste, sans valeur,

Si ce n’est la sienne.

Je le vois en déshonneur,

Comme une politicienne.

 

Je me sens triste, bafouée,

Dans mon envie de partage,

De chaleur, de réconfort ; secouée

Dans les vagues solitaires, échouée.

 

A ce rythme, je finirais en hermite,

Jouissant de la solitude,

Telle une couverture,

Me tenant chaud, tout en plénitude.

 

Hélène Blanc, Février 2021.

 

 

 

 

 

 

 

lundi 26 août 2019



Et un petit dernier : 


Un poème écrit il y a quelques mois maintenant :



LA MAGIE DE MON ENFANCE

Je m’endormais la veille,
Des rêves plein la tête.
Impatiente déjà de mon éveil,
Bien au chaud sous ma couette.

Avais-je été assez sage ?
M’apporterait-il des merveilles ?
Je partais ainsi en voyage,
Retraçant mon année dans mon sommeil.

Le matin, je m’éveillais,
Sautait de mon lit,
Délaissant mon nit douillé,
Pour moi, un vrai délit !

Mais ce que je découvrais,
Valait tout les matins du monde !
Mes yeux émerveillés, s’ouvraient
Devant cette moisson féconde !

Sous le sapin, il avait déposé,
Durant la nuit, sans qu’on l’entende,
Des cadeaux colorés, disposés 
En cercle, comme prêts pour une sarabande.

Je restais devant, des étoiles pleins les yeux,
Comme enchantée devant ces papiers et rubans,
Puis je m’élançais, mes pieds courants, joyeux,
Vers la chambres des mes parents, bruyants.

Année après année, je m’émerveillais
D’avoir été pardonnée et assez sage,
Pour avoir droit, sous mes souliers,
A des cadeaux lors de son passage.

Malheureusement, la magie pris fin,
Avec l’école, et la découverte,
Par les confidences de copains,
D’une connaissance experte.

Hélène Leroux, 17 Novembre 2018







Je me rends compte que le temps passe, j'ai écrit quelques poèmes (pas beaucoup) que je n'ai pas publiés.

en voici un premier écrit en soutien pour un ami.



MOT A PHILIPPE

Au cours de notre vie,
Il nous arrive de rencontrer,
Et souvent sans préavis,
Une personne pilier.

Pour moi, tu es l’une d’elle,
A un des croisements de ma vie,
Avec ton aide bien réelle,
J’ai bifurqué vers l’envie.

Au travers de petites aiguilles,
Je me suis tournée vers mon moi,
Et je le découvre, telle une petite fille,
Avec émerveillement et émoi.

Sans t’en rendre compte,
Tu t’es crée autour de toi un réseau.
Et de celui-ci remonte,
Un triste pépiement d’oiseau.

J’apprends que tu vas entrer en guerre,
Et te préparer à combattre pour ta vie.
Je ne suis pas une aiguillère,
Et l’on ne me demande pas d’avis.

A travers ces quelques mots,
Je voulais te dire merci.
Notre chemin est parsemé de maux,
Et parfois, sous nos pieds, durci.

Mais tout du long, ils sont là,
Discrets, parfois visibles, parfois insignifiants,
Ces piliers qui nous orientent, donnent le la,
D’une direction nouvelle, clairvoyants.

Alors, mon ami, bats toi,
Avec force et détermination. 
Regarde autour de toi,
Tu verras un réseau, de ta création.


Hélène Leroux, le 05 Octobre 2018